
Depuis plusieurs jours, les lycéennes et les lycéens de Chevrollier, à Angers, se mobilisent pour réclamer de meilleures conditions d’études. Arash SAEIDI, député européen insoumis, apporte son soutien à leurs revendications et dénonce la réponse répressive apportée aux mobilisations lycéennes.
« Depuis deux jours, les lycéennes et les lycéens de Chevrollier, à Angers, sont mobilisés et demandent des conditions d’études décentes.
Classes surchargées, manque d’enseignants, cours non assurés, conditions matérielles dégradées : comme partout en France, ils constatent qu’à chaque rentrée, l’état de l’enseignement se dégrade sous l’effet des coupes budgétaires des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron.
La mobilisation des lycéens est juste et légitime. Elle devrait être entendue, mais elle est trop souvent matraquée. Une fois de plus, la réponse apportée à cette mobilisation est celle de la répression.
À Saint-Denis, un lycéen a reçu un tir de gaz lacrymogène en plein visage. À Alençon, des lycéens ont subi des clés d’étranglement. Partout en France, des jeunes mobilisés ont été matraqués… Les exemples sont malheureusement trop nombreux.
À des revendications légitimes, ce gouvernement répond une fois de plus par la violence, comme il le fait depuis 2017 face aux pompiers, aux soignants, aux Gilets jaunes, aux syndicats défendant nos régimes de retraite, aux cheminots, aux agriculteurs, aux militants pour le climat…
Aux jeunes qui réclament des professeurs et des salles de cours, il envoie policiers et gaz lacrymogènes.
Les jeunes sont notre avenir. Nous leur devons une école émancipatrice qui leur permette de réussir, des enseignants en nombre suffisant et des établissements entretenus. Ils veulent les moyens d’étudier dans de bonnes conditions, aujourd’hui mises à mal par 10 années de gestion calamiteuse de l’Éducation nationale.
À Angers comme partout en France, nous apportons notre soutien aux lycéennes et aux lycéens mobilisés et demandons qu’ils soient écoutés. »