Malgré la pluie et l’interdiction préfectorale, au moins 8 000 personnes ont manifesté dans les rues d’Angers contre la vie chère et pour davantage de moyens dans l’Éducation nationale.

Comme partout en France, la mobilisation a été importante à Angers ce 24 octobre. Sous la pluie, des milliers de manifestants ont bravé l’interdiction du préfet pour faire entendre leurs revendications. Face à cette mobilisation d’ampleur, le président de la République pourra-t-il continuer à ignorer les demandes exprimées dans les rues de France ?

La manifestation a toutefois été marquée par des tensions aux abords des Halles. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes afin d’empêcher les manifestants d’accéder au centre-ville.

La municipalité avait déployé un dispositif de sécurité exceptionnel, mobilisant entre 35 et 40 policiers municipaux ainsi que 25 agents de sécurité privée pour protéger les commerces du centre-ville. Ce déploiement pose une question : est-ce le rôle de la police municipale dans l’encadrement des manifestations et la protection des commerces ?

L’interdiction préfectorale et l’ampleur du dispositif de maintien de l’ordre ont suscité la colère de nombreux manifestants. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur étonnement face à une présence policière et à une répression qu’ils estiment inédites dans la ville.

À Angers, souvent associée à l’image de la tranquillité et de la douceur de vivre, cette journée a marqué les esprits. « Angers se réveille », a lancé un syndicaliste, résumant ainsi le sentiment d’une partie des manifestants.

D’ici au 5 novembre, date de la prochaine manifestation, le gouvernement va devoir changer de cap et entendre les revendications populaires. Faute de réponses concrètes, la colère pourrait encore grandir et la situation devenir explosive.

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