Ce mercredi 30 septembre, les élèves du lycée Chevrollier à Angers poursuivent leur mobilisation entamée la veille. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions d’études, le manque de moyens dans l’Éducation nationale et les mesures d’austérité, tout en apportant leur soutien aux mobilisations lycéennes à l’échelle nationale. Face à la réponse de la direction, ils affirment leur détermination à poursuivre le mouvement.
Mercredi 30 septembre 2026
« Aujourd’hui, nous, élèves du lycée Chevrollier, sommes mobilisé·es.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de mobilisation lycéenne nationale, et nous souhaitons apporter notre soutien à tous les lycéens victimes de violences policières.
On en a marre de ne pas être écoutés. On est là pour dire qu’on compte, que nos voix et nos vies comptent.
Aujourd’hui, ce que nous dénonçons, ce sont d’abord nos conditions d’études.
Les classes sont surchargées, nos professeurs n’ont pas les moyens d’exercer leur métier, ils sont sous-payés et maltraités par leur hiérarchie.
Nos conditions d’études, ce sont aussi les bâtiments. Le lycée est mal isolé et le gouvernement n’en a rien à faire de la rénovation énergétique de ses établissements.
Notre mobilisation a débuté hier et la réponse de la direction ne nous convient pas. Elle a accusé, dans un message adressé à nos parents, les jeunes de quartiers de mettre le feu à des caddies. Ces événements ont effectivement eu lieu en marge de notre protestation et nous le regrettons.
Cependant, nous souhaitons condamner fermement ces propos, que nous trouvons profondément racistes et stigmatisants. La direction cherche à décrédibiliser notre mobilisation et ses participant·es.
Mais notre mobilisation s’inscrit aussi dans un contexte d’austérité plus large.
Aujourd’hui, le seul message que nous envoie le gouvernement, c’est qu’il veut nous diviser.
Parcoursup en est l’exemple le plus marquant. On ne veut pas que Parcoursup décide de notre avenir. C’est un outil de tri social qui cherchera juste à organiser une concurrence entre nous.
Ce que nous souhaitons, ce sont aussi des politiques concrètes pour notre avenir, parce qu’aujourd’hui, nous n’avons aucune perspective d’avenir. Nous voulons des mesures sociales concrètes, notamment concernant l’écologie.
Tant que des mesures concrètes ne seront pas adoptées, nous continuerons le mouvement. Contrairement au gouvernement, on ne manquera jamais de ressources.
On sait très bien que le gouvernement a peur de la jeunesse et on veut lui dire :
On ne lâchera pas ! »