» Ce mois d’avril voit se jouer le 3ème tour des élections municipales : l’élection à la présidence de la Communauté d’Agglomération. Les candidat·es s’activent en ce moment auprès des maires pour obtenir leurs suffrages. Nous dénonçons ce mode de désignation antidémocratique qui laisse les citoyen·nes de côté au profit des notables.

Le risque de clientélisme politique est réel. On imagine le dilemme des maires : si je ne vote pas pour untel et qu’il est élu, la commune aura-t-elle un appui (financier, technique…) de l’Agglo ? C’est un retour à une forme de féodalisme avec des petites communes vassalisées dont les habitant·es n’ont jamais voulu.

La faute à la loi NOTRe qui a consacré l’intercommunalité (au détriment des syndicats gérés de manière autonome par les communes) qui a quasiment imposé les fusions de communes et cadenassé le processus de « défusion ». Ceci met en grand péril l’existence des communes, poumon démocratique du pays depuis plus de 200 ans. Combien de communes y ont perdu leur âme, leur histoire, leur capacité à s’administrer elles-mêmes (article 72 de la Constitution) par et pour leurs habitant·es ? Quel est l’impact de cet échelon administratif sur l’augmentation de l’abstention électorale ?

À l’heure où les communes ont vu leur budget, donc leur autonomie, diminuer avec les décisions de baisse des dotations (depuis les présidences Sarkozy, Hollande et Macron) en quoi cette nouvelle intercommunalité a-t-elle amené une plus-value dans le quotidien des habitants?

Après plus de 10 ans d’existence, Grand Saumurois en 2015 devenu Communauté d’Agglomération Saumur Val de Loire en 2017, un devoir d’inventaire s’impose :- sur le coût et sur le fonctionnement interne, est-ce plus avantageux que celui des syndicats antérieurs ?

– sur les orientations du SCoT (schéma de cohérence territorial – celui de 2014 avait reçu un avis défavorable du Préfet) et de sa pertinence actuelle) ;

– sur les services publics avec un audit complet du Groupement d’Intérêt Économique crée en 2023 et sur les conditions de travail pour ses salarié·es (3 licenciements à l’Office de Tourisme) ;

– sur l’emploi et sur l’activité économique ;

-sur la préservation de l’environnement (artificialisation de terres avec le projet de plateforme logistique à Allonnes/la Ronde et la restructuration de l’hippodrome de Verrie, vague artificielle de surf à Saumur…) ;

– sur la qualité des eaux des nappes phréatiques (leur teneur en nitrate, PFAS, pesticides etc.), de l’Authion, du Thouet et de la Loire (teneur en nitrate, PFAS, pesticides, tritium radioactif etc.) ;

– sur les biens communs dont l’eau, gérée par la SAUR qui facture l’eau potable sur toute l’Agglo au sud de l’Authion et qui appartient au fonds de pension suédois EQT coté à la Bourse de New York (l’argent des habitants de l’Agglo doit aller à une régie publique et non dans la poche des actionnaires d’EQT) ;

– sur l’exercice démocratique, le Conseil de Développement (instance de non élus dont la désignation pose question) de l’Agglo semble n’avoir pas rendu de travaux sur le mandat 2020-2026 ;

– sur l’information de la possibilité pour les habitant·es d’assister aux réunions plénières de la Communauté d’Agglomération ;

Rendons le pouvoir aux communes, cellules de base de la démocratie depuis la Révolution Française, afin de redonner aux citoyennes le goût de s’engager et de voter. »

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