Ce mardi 13 janvier 2026, 23 soignants des urgences se sont réunis avec le syndicat FO et sont montés à la direction générale du CHU d’Angers.

Depuis des mois, les collègues alertent sur le manque de lits pour hospitaliser les patients. Ils dénoncent des conditions de travail et d’accueil des patients insupportables. Ce weekend, la situation a pris une tout autre tournure quand des patients ont été hospitalisés dans un couloir de passage. Nos collègues font part de situations de mise en danger des patients et de conditions de travail jamais vues jusqu’à maintenant.

La direction du CHU annonce qu’elle compte déprogrammer des interventions chirurgicales pour avoir des lits disponibles. Mais cette solution isolée ne permettra de réguler qu’en partie la situation sur une courte période. Ce sont nos collègues qui dénoncent qu’une nouvelle fois, c’est au détriment de patients qui ont besoin de soins, d’une chirurgie, que des solutions courttermistes sont prises. Un service de 10 lits est pourtant disponible car en attente de travaux. Ils pourraient être « armés » en soignant pour accueillir 10 patients. Mais la direction refuse cette solution.

Nos collègues revendiquent également la création d’un poste aide-soignant 24 h/24, 7 j/7 dans une des unités des urgences pour renforcer l’équipe qui doit assurer les soins et le suivi, notamment de patients en attente d’un lit en psychiatrie et contraints de passer des jours entiers aux urgences.

Nous rappelons qu’en 2018, dans le cadre d’un plan d’économies demandé par l’Agence régionale de santé, ce sont plus de 100 lits ouverts 7 j/7 qui ont été supprimés ou transformés en lits d’« hôpitaux de jour » ou « de semaines », limitant les possibilités pour la post-urgence. Dans cette situation, la direction décide de fermer 4 lits dans une unité de posturgence dès le mois de mars, c’est inacceptable.

À l’issue de la rencontre avec la direction générale, nos collègues ont jugé que les annonces ne permettaient pas d’améliorer la situation sur le long terme. Déterminés à obtenir de réels engagements, ils ont décidé de se mettre en grève dès le lundi 19 janvier pour une durée illimitée sur les revendications suivantes :

– L’ouverture immédiate de lits d’aval pour permettre 37 hospitalisations/jour et 45 actuellement.

– La création d’un poste supplémentaire d’aide-soignant 24 h/24 et 7 jours/7 pour l’unité 2.

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