La mobilisation se poursuit aux urgences du CHU d’Angers. Ce mardi, de nombreux salariés se sont rassemblés devant le bâtiment administratif pour dénoncer des conditions de travail et d’accueil qu’ils jugent « déplorables ». La CGT pointe un profond décalage entre les annonces de la direction et la réalité du terrain.

Après une première mobilisation lundi, la direction a accepté de recevoir une délégation de personnels. À l’issue de cette rencontre, la directrice a annoncé l’ouverture temporaire de dix lits supplémentaires afin, selon elle, de réduire les temps d’attente et d’améliorer la prise en charge des patients.
Une mesure très loin des besoins, estiment les grévistes. « Il faudrait au minimum 50 lits ouverts chaque jour pour faire face à l’afflux habituel de patients. Dix lits, c’est largement insuffisant », dénoncent-ils. D’autant plus que cette unité fonctionnerait essentiellement avec des personnels intérimaires et des agents mobilisés via des heures supplémentaires. « Les équipes sont déjà épuisées. C’est un sparadrap sur une jambe de bois », résume un agent mobilisé.
Autre point de crispation majeur : la création d’un poste supplémentaire d’aide-soignant, jugé indispensable au fonctionnement des urgences. Sur ce sujet, la direction a indiqué qu’une réponse serait apportée sous huit jours. Un délai inacceptable pour les salariés. « Ce poste est vital et doit être créé immédiatement », martèlent-ils.
Les personnels alertent également sur la question de la sécurité. Plusieurs agents ont été victimes d’agressions sur leur temps de travail ces dernières semaines. Aucune solution concrète n’a, selon eux, été proposée par la direction. « Assurer la sécurité physique et psychologique des salariés est une obligation légale. Aujourd’hui, rien n’est fait », dénoncent-ils.
Réunis en assemblée générale dans l’après-midi, les grévistes ont voté à l’unanimité la poursuite de la grève et de la mobilisation. Ils maintiennent leurs revendications : la création immédiate d’un poste d’aide-soignant supplémentaire et la réouverture des lits d’aval, indispensables pour désengorger durablement les urgences.