« Jusqu’à aujourd’hui nous constatons que la commune favorise l’investissement dans l’immobilier haut de gamme (loyer supérieur à 13€ m²) qui ne répond pas aux besoins des Saumurois : résidences seniors à haut loyer (qui faute d’être remplies par des seniors proposent de la location saisonnière aux touristes), vente du foyer Habitat Jeunes (1700 m² achetés par un promoteur bordelais)…

À la fin des travaux de pavage du quartier Saint-Jean-Tonnelle, la remarque de M. Goulet-Claisse atteste cette politique mercantiliste : Je peux vous assurer que cela [le prix de l’immobilier] devrait prendre entre 15 et 20% (CO du 15/12/2025). Ce point de vue encourage la gentrification, nuit à la mixité sociale et contribue à la baisse de la population de Saumur.

Or l’accès à un logement est un droit pour tous et toutes. Permettre l’accès à un logement à un prix abordable pour tous et toutes est un devoir pour la municipalité.

En parallèle, 1000 demandes de logements sociaux restent en attente et les salarié·es qui cherchent à habiter à Saumur ont des grandes difficultés pour trouver un logement, hors parc social, à un prix raisonnable.

Quant à l’accompagnement de nécessaires travaux (isolation, amélioration du confort thermique, chauffage), les subventions existent mais ne sont liées à aucune contrepartie de création ou d’amélioration de logement.

Nous proposons donc de :

Garantir le droit à un logement digne en réhabilitant les bâtiments plutôt que de les démolir, et en conservant la dénomination de quartier prioritaire pour le Chemin Vert et les Hauts Quartiers.

Instaurer un permis de louer en lien avec la CAF afin de garantir la qualité, la salubrité du logement mis en location et lutter contre les passoires thermiques.

Défendre et développer le parc de logement public et social, notamment au centre-ville en faisant jouer le droit de préemption.

Agir contre le logement vacant. Un outil ministériel existe, LOVAC, pour lutter contre la vacance longue durée de logement.Augmenter les budgets destinés à des rénovations particulièrement urgentes de logements publics dont certains sont proches de l’insalubrité comme nous l’avons constaté notamment rue Kennedy.

Instaurer un bail réel solidaire (BRS) dans le cadre duquel la mairie reste propriétaire du terrain, mais pas du logement. Ceci évitera la spéculation et permettra un accès plus large à la propriété. D’autres villes l’ont déjà fait.

Les conséquences du tourisme sur le logement

La multiplication de l’offre touristique accentue la difficulté des Saumurois·es à se loger.

Il y a 1200 hébergements saisonniers non professionnels, cela dépasse les 1116 proposés par les hôtels. Le montant de la taxe de séjour n’est pas le même car les bases sont différentes (CO du 16/12/2025). Cette concurrence déloyale ne favorise ni l’emploi, ni le commerce de proximité, ni la création de logements aux normes d’habitabilité.

Nous limiterons le nombre de logements exclusivement saisonniers et touristiques en organisant l’obligation de déclaration des logements en location saisonnière à faire par le propriétaire à la mairie et en exigeant une déclaration préalable de travaux pour la pose de boites à clés en façade.

Nous orienterons davantage les aides financières vers l’amélioration de la qualité des logements (comme par exemple Morlaix), plutôt que vers les travaux d’embellissement des façades, destinés à l’image patrimoniale et touristique de Saumur.

Le logement doit être pensé en termes de qualité plutôt que entrepreneuriat touristique et de spéculation. »

Les réunions publiques de la liste :

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