Après plusieurs semaines de pluies continues, une partie de la départementale 132 est désormais coupée à la circulation. En cause : la montée des eaux et la fragilisation de la digue sur laquelle repose la chaussée. À au moins trois endroits, la route menace de s’effondrer. L’eau s’infiltre sous la chaussée tandis que les matériaux composant la digue s’effritent.

Une vallée bientôt totalement isolée ?
Joint par Le Parisien, le maire de Saint-Jean-de-la-Croix, Hugues Vaulerin, dresse un constat alarmant. La commune est desservie par trois routes. L’une est coupée depuis samedi matin en raison d’une inondation. Une seconde, construite sur une digue, est fragilisée par une fissure (liée selon l’édile au passage d’un renard) et a été fermée par arrêté préfectoral pour des raisons de sécurité.
« Il ne nous reste plus que la troisième route, vers l’ouest. Mais elle devrait être coupée par la crue dans le courant de la nuit. Toute la vallée autour de Saint-Jean-de-la-Croix risque de se retrouver sans aucune voie de circulation », alerte le maire.
Face à la situation, la préfecture de Maine-et-Loire a ordonné l’évacuation préventive des habitants situés entre le Louet et la Loire, de Saint-Jean-de-la-Croix aux Ponts-de-Cé.
Des habitants bloqués et inquiets
Sur place, la tension monte. Un habitant, que nous avons pu joindre, affirme être totalement bloqué : « On ne peut plus se déplacer, ni à vélo ni à pied. J’ai dû attendre un moment sans présence des gendarmes pour traverser à vélo et aller chercher du pain. »
Certains habitants ont choisi de rester chez eux pour surveiller la montée des eaux et protéger leurs biens. Ils espèrent que des solutions de ravitaillement seront rapidement mises en place si l’isolement se confirme. Selon plusieurs témoignages, la route pourrait devenir totalement impraticable dès dimanche soir.
Autre sujet de crispation : le passage des bus scolaires. « Quand ils passent, la maison tremble, pour transporter seulement deux ou trois élèves. Une petite navette serait plus adaptée dans ces conditions », estime ce riverain.
Vers des travaux rapides ?
Excédés par la situation, des habitants envisagent de lancer une pétition afin d’exiger des travaux de consolidation en urgence. D’après les informations recueillies, le Département pourrait intervenir dès mardi si les conditions le permettent.
En attendant, l’inquiétude demeure dans cette vallée menacée par la crue.

