Le maire macroniste de Saumur, Jackie Goulet, a présenté sa liste « AGIR ». Une liste sans investiture officielle, mais composée pourtant de 17 élus de la majorité sortante et d’un assemblage politique qui va du centre droit jusqu’au Parti communiste français, en passant par le Parti socialiste, Les Écologistes et le Parti radical de gauche.

Ce mélange des genres n’est pas un signe d’ouverture. Il est le symptôme d’un renoncement.

Car une question simple se pose : que font des socialistes, des écologistes et des communistes sur une liste dirigée par un maire macroniste ? Que reste-t-il de leurs engagements, de leurs valeurs, de leurs promesses ? À Saumur, ces représentants ne portent plus une alternative. Ils accompagnent et cautionnent une politique qu’ils prétendent combattre ailleurs.

Ils s’inscrivent dans la continuité d’une ligne nationale faite de compromissions : accepter les budgets gouvernementaux, s’abstenir quand il faudrait s’opposer, et finalement accompagner une politique libérale qui affaiblit les services publics et la protection sociale.

Ce choix est une faute politique, et entretient la confusion.

Un programme coûteux et des promesses fragiles

Sur le fond, le maire sortant annonce 120 mesures et 90 millions d’euros d’investissement sur six ans. Une avalanche de chiffres destinée à impressionner, mais qui repose sur des hypothèses contestables.

Le projet de transformation des halles Saint-Pierre, déjà critiqué, est maintenu malgré les doutes sur sa viabilité. La transformation de la chapelle Saint-Jean en espace commercial et la gratuité partielle du stationnement relèvent davantage d’annonces symboliques que d’une vision structurante pour la ville.

Plus préoccupant encore, le financement repose en partie sur des recettes supposées du futur casino, estimées à trois millions d’euros par an. Une projection largement irréaliste. À titre de comparaison, une ville comme La Baule perçoit environ 1,3 million d’euros annuels. Saumur n’a ni la fréquentation, ni l’attractivité touristique de cette station balnéaire.

Ces chiffres relèvent davantage de la communication que de la gestion rigoureuse.

Une liste de renoncements plus qu’une liste d’avenir

Derrière le discours de rassemblement, la réalité est celle d’un alignement politique et d’une absence de courage. Cette liste ne rassemble pas autour d’un projet clair. Elle agrège des ambitions individuelles et des renoncements collectifs.

En acceptant de figurer sur cette liste, certains élus de gauche tournent le dos à leurs électeurs et à leurs convictions. Ils ne représentent plus une alternative, mais une caution.

Saumur mérite mieux qu’un projet fondé sur la confusion politique, des promesses financières incertaines et des alliances sans cohérence.

La liste AGIR

1. Jackie Goulet-Claisse (63 ans), retraité du CNPE de Chinon ; 2. Florence Métivier (49 ans), enseignante de français ; 3. Lambert Creuxlebois (32 ans), directeur de cabinet auprès de la présidente de l’Université d’Angers ; 4. Géraldine Le Coz (56 ans) ; 5. Jean-Paul Quillet (64 ans), retraité du centre hospitalier de Saumur ; 6. Delphine Aslan (38 ans), commerciale ; 7. Christophe Cardet (55 ans), maraîcher et commerçant en vente directe ; 8. Béatrice Guillon (64 ans), retraitée, candidate à la fonction de maire déléguée de Saint-Lambert-des-Levées ; 9. Bruno Prod’homme (66 ans), retraité ; 10. Astrid Lelièvre (72 ans), retraitée, candidate à la fonction de maire déléguée de Saint-Hilaire-Saint-Florent ; 11. Marc-Antoine Néron (59 ans), écrivain dans le domaine du sport et conseiller en événementiel sportif ; 12. Sophie Tubiana (68 ans), avocate honoraire ; 13. Jules Ricou (28 ans), étudiant ; 14. Jessica Moreau (41 ans), coordinatrice et référente famille d’un centre socioculturel et éducatrice sportive ; 15. Ibrahim Chenouf (31 ans), ingénieur/entrepreneur ; 16. Séverine Auger (49 ans), infirmière ; 17. Renaud Houtin (52 ans), conseiller immobilier, candidat aux fonctions de maire déléguée de Bagneux ; 18. Judith Grima (55 ans), hôtesse de l’air ; 19. Jonathan Josse (41 ans), agent de développement et éducateur sportif ; 20. Emma Boli, 44 ans, aide-soignante ; 21. Gwendal Fronteau (37 ans), directeur d’une boutique de téléphonie et négociant vinificateur, candidat aux fonctions de maire délégué de Dampierre-sur-Loire ; 22. Bénédicte Lhommédé (48 ans), assistante administrative et commerciale ; 23. Julien Aubrée (37 ans), caviste ; 24. Charlotte Martin (23 ans), buraliste ; 25. Patrice Combeau (66 ans), retraité de la SNCF ; 26. Eugénie Kling (43 ans), coordinatrice de classe relais ; 27. Jules Viemont (36 ans), agriculteur ; 28. Véronique Bardy (60 ans), conseillère immobilière ; 29. Grégoire Colombet (32 ans), dirigeant d’entreprise dans le numérique ; 30. Elodie Pinier-Pelletier (44 ans), directrice adjointe du Centre hospitalier de Saumur ; 31. Jean-Bernard Secq (55 ans), paysagiste ; 32. Jessy Lévêque (43 ans), éducatrice de jeunes enfants ; 33. Jérôme Cornu (48 ans), chef d’équipe dans le BTP ; 34. Hélène Rio (48 ans), responsable d’une agence de voyages ; 35. Alexis Bire (28 ans), technicien agricole ; 36. Chantal Benoist (65 ans), retraitée ; 37. Edmond Baury (79 ans), retraité.

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