Malgré l’élection volée au NFP, il y avait autour de 130 personnes à la réunion de la gauche angevine ce qui montre que les Angevins s’intéressent toujours à la politique. Cette soirée publique participative réunissait une partie de la gauche angevine. Elsa Richard (EELV) Silvia Camara Tombini (PS) Claire Schweitzer (Après) animaient la réunion. Noam Léandri, potentiel candidat, est venu en spectateur,  LFI n’était pas conviée. On remarqua dans le public le candidat LFI aux législatives dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire.

Madame Tonbini expliqua le contexte : « En 2017, la désunion a été une mauvaise chose. Je rappellerai que Christophe Béchu a été élu que par 17 000 angevins sur 90 000 électeurs inscrits et dont 60 000 ne se sont pas déplacés pour voter.»  « Depuis 2 ans, nous travaillons sur des projets malgré nos divergences. Le message que nous voulons faire passer est la nécessité de nous unir à gauche » « Bordeaux et Lyon ont basculé en 2020 Angers peut y arriver. »

Sur la question de l’unité Claire Schweitzer a indiqué en fin de réunion que « le NFP devait perdurer » et son souhait que l’unité et un consensus soient trouvés.

Pas un mot au cours de cette réunion sur une partie importante de la gauche angevine (LFI) en nombre d’électeurs et militants  comme s’il s’agissait d’un sujet tabou.

Question programme, on reste un peu sur notre faim, il reste à le construire avec le concours des Angevins sollicités. « On se met au service de la population. » 

Des conseillers municipaux d’opposition donnèrent quelques pistes dans leurs domaines de prédilection.

Puis Madame Camara Tombini expliqua que les finances municipales étaient en danger. « La dette était de 30 millions d’euros en 2013, elle est de 174 millions d’euros aujourd’hui » ce qui ralentit les capacités d’investissement. « Certains projets sont abandonnés et on ne nous dit pas clairement les choix qui sont faits. »

Elsa Richard parla de la gratuité des transports « ça coûte 13 millions d’euros, vous nous direz ce que vous en pensez » en s’adressant à la salle.

Une femme s’éleva dans l’assistance « je suis contre il y a d’autres priorités. »

Claire Schweitzer en a remis une couche sur les deux dirigeants angevins de clubs sportifs condamnés pour violences sexuelles ; « Notre problème, c’est la protection des victimes et Christophe Béchu n’a pas le courage politique d’agir. »

La réunion s’est passée sans qu’il ne soit question un seul instant de la communauté d’agglomération. De même que pas un mot n’a été dit sur la politique nationale et les difficultés à venir pour de nombreux concitoyens. La jeune partie de la gauche angevine a du travail pour devenir crédible d’ici 2026. Il lui manque aussi un ou une cheffe de file charismatique. Pour l’instant, Béchu peut dormir tranquille.

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