Le maire sortant d’Angers, Christophe Béchu, crédité de 49,48 % au premier tour, a frôlé l’élection dès ce stade. Il enregistre toutefois un recul de 8 points par rapport à 2020, où il avait été élu dès le premier tour.

Face à lui, le candidat écologiste Romain Laveau, qui obtient 28,71 % des suffrages, apparaît trop distancé pour espérer inverser la dynamique au second tour. Pourtant alliée au Parti socialiste, sa liste recule de 2 points par rapport à 2020. Dès l’automne 2025, l’association « Demain Angers » estimait naïvement que la ville était prenable, une analyse qui semble aujourd’hui largement démentie par les urnes. Une stratégie d’union plus large à gauche, notamment avec La France insoumise, aurait sans doute renforcé leurs chances. La primaire bidon organisée pour désigner leur candidat n’a, de surcroît, pas permis de créer une dynamique.
De son côté, le candidat insoumis Arash Saidi recueille 8,20 % des voix, soit une progression de 3 points par rapport à 2020. Un résultat en hausse, mais insuffisant pour franchir le seuil des 10 %, nécessaire pour se maintenir au second tour.
Le Rassemblement national, représenté par Aurore Lahondès, progresse également de 3 points. Une évolution à relativiser dans une ville comme Angers, d’autant que l’absence de candidat des Républicains a pu conduire une partie de l’électorat de droite à se reporter sur cette candidature plutôt que sur celle du maire sortant.
Proche de Édouard Philippe, Christophe Béchu apparaît ainsi en position très favorable pour décrocher un nouveau mandat. De son côté, « Demain Angers » devra tirer les enseignements d’une campagne marquée par plusieurs erreurs stratégiques.