La CGT pose la question de la responsabilité de la crise des services de psychiatrie en Maine-et-Loire.

Alors que le gouvernement a annoncé faire de la santé mentale la grande cause nationale 2025, les usagers et professionnels de psychiatrie attendent toujours des mesures concrètes !

Pendant des années, les gouvernements successifs et les ARS ont minutieusement organisé le démantèlement de la psychiatrie publique de secteur. En 15 ans, ce sont plus de 4000 lits de psychiatrie qui ont été fermés en France par les pouvoirs publics.

Au CESAME, ce sont 50 lits de fermés entre 2017 et 2023.

En 2023, 30 lits supplémentaires ferment, un secteur entier du CESAME disparait suite au départ soudain d’une cheffe de service et de la quasi-totalité de son équipe médicale.

Depuis 2023, le manque de lits d’hospitalisation en psychiatrie est devenu critique dans le département, avec la fermeture des lits de crise à l’hôpital de Cholet.

A ce jour, des patients nécessitant des soins psychiatriques sont parfois contraints de rester plusieurs jours aux urgences du CHU, dans des conditions inacceptables, faute de places disponibles au CESAME.

Dans les Centres Médico-Psychologiques, les équipes du CESAME accueillent également des patients qui nécessiteraient une hospitalisation, et les accompagnent comme ils peuvent, en attendant qu’une place se libère en hospitalisation.

Au CESAME, le taux d’occupation dépasse les 100%, des lits supplémentaires sont installés pour tenter de faire face à la demande de soins.

Dans cette situation dégradée pour les patients souffrants de troubles psychiques et leurs familles, les syndicats CGT du CHU d’Angers et du CESAME considèrent que l’heure n’est pas à la polémique entre établissements.

L’Agence Régionale de Santé doit favoriser la coopération entre le CHU d’Angers et le CESAME, octroyer les moyens nécessaires, afin que les patients qui relèvent d’une hospitalisation en psychiatrie puissent bénéficier des meilleurs soins spécifiques dispensés par les professionnels du CESAME, qui chaque année prend en charge 16000 patients, dont 80% en ambulatoire.

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