
Décision du conseil d’Angers Loire Métropole du 14 septembre 2026
Angers Loire Métropole a officiellement acté, lundi 14 septembre, l’abandon du projet de plateforme de ferroutage sur le site des Ardoisières.
Nous prenons acte de cette décision et la saluons. Elle conforte le choix que nous avions clairement inscrit dans notre programme municipal : oui au ferroutage, mais pas sur le site des Ardoisières.
« Nous étions contre ce site, pas contre le rail. »
Nous avons toujours soutenu la décarbonation du transport et le report modal vers le ferroviaire. Ce que nous refusions, c’est que les Ardoisières, troisième poumon vert de l’agglomération, aux côtés de l’île Saint-Aubin et du lac de Maine, et leurs 200 hectares de patrimoine ardoisier façonnés par six siècles d’exploitation, soient transformés en plateforme logistique.
En prenant sa décision, Christophe Béchu a lui-même indiqué que « les conséquences pour les riverains ont été mesurées ». Elles ont notamment pesé dans l’abandon du projet.
Nos arguments, confirmés par les études menées par Angers Loire Métropole :
- Coût : 25 M€ pour le raccordement ferroviaire, auxquels se serait ajoutée une somme comparable pour la remise à niveau du terrain, soit près de 50 millions d’euros d’investissements potentiels pour adapter le site.
- Calendrier : un raccordement ferroviaire qui n’aurait pas pu intervenir avant 2038-2039, alors que la décarbonation des transports exige d’agir rapidement.
- Impact sur les riverains : une augmentation du trafic estimée à 30 %, avec des murs antibruit qui auraient probablement été nécessaires.
- Complexité du site : les études sur la résistance du sol et la nécessité d’une importante remise à niveau confirment les contraintes particulières de ce terrain.
En novembre 2024, le choix politique de la majorité trélazéenne était pourtant clairement exprimé. Au conseil d’Angers Loire Métropole, Sébastien Boussion, parlant au nom du maire Lamine Naham, absent ce jour-là, déclarait : « Les élus de Trélazé souhaitent que l’étude se fasse. Si le ferroutage est possible, nous y serons favorables. »
Au même moment, le maire de Saint-Barthélemy-d’Anjou interrogeait publiquement les conséquences possibles pour les riverains : bruit, activités nocturnes, éclairage et nuisances.
Les habitants de Trélazé, eux, n’avaient pas attendu les études pour alerter. Ils s’étaient mobilisés, avaient créé des collectifs et avaient interpellé leurs élus. Lamine Naham avait fait le choix de ne pas les entendre, là où d’autres, ailleurs, posaient déjà les bonnes questions.
Aujourd’hui, les études sont achevées et Angers Loire Métropole en tire les conséquences : le site n’est pas soutenable pour accueillir une telle plateforme.
« Angers Loire Métropole a pris ses responsabilités. Lamine Naham doit maintenant expliquer pourquoi sa majorité annonçait en 2024 : “Si le ferroutage est possible, nous y serons favorables.” »
« Le président de l’Agglomération doit arbitrer pour le territoire. Le maire de Trélazé doit défendre Trélazé. »
L’abandon du projet de ferroutage aux Ardoisières ouvre désormais une question que Trélazé ne peut pas esquiver : quel avenir pour ce parc unique ?
Le parc des Ardoisières est un patrimoine irremplaçable, troisième poumon vert de l’agglomération, témoin vivant de six siècles d’histoire ardoisière.
Maintenant que la plateforme est écartée, ce poumon vert doit retrouver un avenir à la hauteur des Ardoisières.
Nous demandons l’ouverture d’une concertation avec les habitants et les associations afin de construire un projet à dominante naturelle et patrimoniale, largement ouvert à la promenade et à la découverte de l’histoire ardoisière.