Angers le 19 septembre 2026
Près de 1 200 personnes ont défilé, samedi 19 septembre 2026, dans les rues d’Angers (Maine-et-Loire) pour protester contre la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Ses opposants, qui la qualifient de « permis de tuer », dénoncent un texte qui, selon eux, risque d’élargir les conditions dans lesquelles les policiers et les gendarmes peuvent faire usage de leurs armes.

Le rassemblement, organisé à l’appel du Syndicat des avocats de France, du Syndicat de la magistrature, d’Amnesty International, de la Ligue des droits de l’Homme, des Écologistes, du Parti communiste français, de La France insoumise et du Parti socialiste, a débuté à 15 heures, place du Ralliement.
Une mobilisation contre la présomption de légitime défense
Au cœur de la contestation figure la proposition de loi relative à la « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », adoptée par l’Assemblée nationale le 7 juillet 2026.
Le texte doit désormais être examiné par le Sénat. Pour les organisations mobilisées à Angers, cette nouvelle étape parlementaire constitue un moment important pour tenter d’empêcher l’entrée en vigueur de la réforme.
Les manifestants dénoncent notamment ce qu’ils considèrent comme un changement de nature du dispositif. « La présomption de légitime défense est devenue une présomption d’usage légitime de l’arme », affirment-ils.
Dans leur déclaration, les opposants estiment également que « le pouvoir a franchi un seuil » et que le débat doit désormais se poursuivre dans l’espace public.
Plusieurs revendications portées par les manifestants
Au-delà du retrait de la proposition de loi, les organisations présentes réclament également « l’abrogation du cadre légal instauré depuis 2017 », ainsi qu’une plus grande indépendance de l’organe chargé du contrôle des forces de l’ordre.
Elles demandent par ailleurs une amélioration de la formation des policiers et des gendarmes.
Le cortège s’est rendu au palais de justice
Après les prises de parole place du Ralliement, les manifestants ont pris la direction du palais de justice d’Angers.
À leur arrivée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur les marches du bâtiment. Drapeaux syndicaux et associatifs étaient visibles dans le cortège, aux côtés de pancartes dénonçant la proposition de loi et appelant à son retrait.
La mobilisation intervient alors que le texte doit poursuivre son parcours parlementaire au Sénat.
