Pour financer l’augmentation du budget de la défense, l’austérité budgétaire frappe durement l’Éducation nationale et la Sécurité sociale. Mais de nombreux autres services sont également touchés, notamment à travers la rationalisation des agences de l’État.

Sous couvert d’un projet de loi de décentralisation, le gouvernement prévoit le démantèlement de l’Agence de la transition écologique (ADEME), dont le siège est situé à Angers.
En effet, le transfert d’un tiers des salariés vers les préfectures, au sein des Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), priverait l’ADEME de ses équipes d’intervention dans les départements.
Les missions des agents seraient alors réorientées au bon vouloir du ministère de l’Intérieur, faisant craindre une relégation des enjeux de transition écologique au profit d’intérêts économiques de court terme.
Sur les 4,3 milliards d’euros de budget consacrés à la recherche, à l’innovation, ainsi qu’aux aides technologiques et financières aux entreprises, seuls 136 millions sont affectés au fonctionnement de l’agence, preuve de sa bonne gestion.
Faisant écho aux critiques injustifiées du RN et de certains élus LR, le gouvernement Macron-Lecornu entend réaliser des économies sur la transition écologique, malgré des budgets déjà largement insuffisants.
Ainsi, le gouvernement saborde l’outil central de la transition écologique au moment même où l’urgence climatique exige une action massive et immédiate.
LFI 49 réclame l’abandon de ce projet, ainsi que le maintien et le renforcement de l’ADEME. LFI 49 exige également que soient préservés les emplois des 1 286 salariés de l’agence, dont 400 contractuels.
LFI soutiendra les mobilisations des salariés sur cette base et appelle à signer la pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale pour le maintien des délégations régionales de l’ADEME.